Setting Off
Singapore Biennale, 2016–17
Les éléments suspendus se déploient en spirale dans l’atrium, presque en cascade.
Panitam, Paris
Passage du Grand-Cerf, 2019
Les bandes prennent la forme de stores verticaux, visibles de l’intérieur comme de l’extérieur.
Panitam, Musée de la Soie
Saint-Hippolyte-du-Fort, 2024
L’installation dialogue avec les objets de la collection du musée.
Il m’arrive de revenir à une gravure ancienne et d’y superposer une gravure réalisée à une autre période. Ainsi, un paysage du bush australien peut rencontrer une impression plus récente.
Assemblés dos à dos, les fragments de gravures se recomposent en bandes recto verso. Suspendues dans l’espace, celles-ci s’organisent par croisements et associations de couleurs et de motifs. L’installation, légèrement mobile, se reconfigure au gré des mouvements, révélant sa fragilité dans son environnement.
Jotana Series
Peace Series
Setting Off est une constellation composée de centaines d’éléments déployés en spirale. Suspendue tel un mobile, l’installation demeure presque immobile ; par endroits, certaines bandes tournent doucement sur elles-mêmes, activées par de faibles courants d’air. Elle fait interagir gravures sur papier et sur soie, impressions sur feutrine, formes cousues, broderies, fragments photographiques en techniques mixtes, bois et cuivre. Des structures de lanternes évoquant de gigantesques perles sont recouvertes de soie imprimée à partir de plaques gravées.
Setting Off
2016
Singapore Biennale, Singapore
Se transcender pour transformer le monde
2013
Centre Culturel Français, Phnom Penh, Cambodge
Cette installation réunit un corpus d’œuvres gravées explorant le thème de la paix, intégrant textile et procédés d’empreintes répétées.
La Collection La Traversée
Soft-ground etching
Entre objet, empreinte et image, ces Robes, une fois imprimées, jouent du trompe-l’œil, entre matérialité et évanescence.
D’un contexte à l’autre
Mekong : une œuvre d’un contexte à l’autre
Happy Art Home II
2005
Musée de la Soie
2024
Fin de cycle
2025
Mekong s’est construit collectivement, avec la contribution de centaines d’écoliers du Cambodge. Leur participation interroge la production même d’une œuvre : la relation entre l’artiste, le travail et la manière dont celle-ci prend forme.
Au Musée de la Soie, l’œuvre entre en résonance avec l’histoire du tissage, de la broderie, de l’industrialisation et du travail anonyme des « petites mains ». Mais dans cet espace muséal, ancré dans une narration locale et régionale, Mekong introduit aussi un décalage. Cette recontextualisation interroge le pouvoir des acteurs de la culture et de l’art contemporain : qui décide où et comment l’art est montré, promu, légitimé, conservé ou stocké ? Le lieu remet aussi en question le white cube comme espace supposé ultime de l’art.
Sa destruction finale par le feu rend ces questions irréversibles. Qui produit, autorise, conserve ou met fin à une œuvre ? Que reste-t-il lorsque son existence matérielle a disparu ?
Robe de bal
Gravure au vernis-mou sur papier noir
Vue d’installation, Musée de la Soie
2024
Par la matière, l’encrage et le support choisi, ces gravures au vernis mou oscillent entre présence et apparition.
Optical Screens
Dans la série Optical Screen, une simple trame de cercles se superpose aux images, entre transparence et opacité. Cet agencement répétitif fait jouer forme et fond, créant des variations optiques et des lignes dynamiques sans cesse changeantes, presque hypnotiques.
Le décalage tient à l’impression d’une image numérique à distance, puis à la découverte, de près, d’un travail entièrement artisanal.
Ces œuvres ont servi d’études préliminaires à The Gap, où apparition et disparition se jouent de plus en plus entre matière, lumière et position de l’observateur.
D’une première version murale ou encadrée, Happy Art Home II s’est métamorphosée en espace architectural. De quelques dizaines d’éléments, l’œuvre passe progressivement à plusieurs centaines.
Réalisés avec des graveurs cambodgiens, les mandalas réinterprètent l’agencement des motifs traditionnels khmers. Imprimés à la main sur feutrine rouge, ils sont assemblés en bandes de huit mètres au fil de résidences à l’Université Monash, au Centre d’art contemporain d’Aomori et au Musée national de Bangkok.
L’installation a accueilli des ateliers d’art et de poésie pour enfants, des rencontres autour du thé, des séances de haïku et une performance de danse.
2005-06
Fukuoka Triennale of Asian Contemporary Art, Fukuoka Asian Art | Fukuoka | Japon
Blackburn Museum & Art Gallery | Royaume-Uni
Happy Art Home II / Installation IV
2004
Des mandalas imprimés sur organza khmer, soie japonaise, papier thaï artisanal, washi japonais et autres supports côtoient textiles et fragments réalisés lors d’ateliers d’enfants en Australie, en Asie du Sud-Est et au Japon.
Un même fragment peut réunir les compositions de deux enfants, réalisées à des moments et dans des lieux différents, parfois en accord, parfois en tension.
À Aomori, des participants locaux ont cousu de nouveaux fragments sur les portraits de Tuol Sleng, en écho à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Une nouvelle strate s’ajoute ainsi à l’œuvre en devenir.
Aomori Contemporary Art Centre | Aomori | Japon
Happy Art Home I / Installation III
Des portraits d’archives de Tuol Sleng ont été transférés à plusieurs reprises, du fichier numérique à la photocopie, puis à travers une fine soie usagée, sur papier de gravure au pH neutre. Ces transferts successifs fragmentent et déforment les visages, leur donnant une présence troublante, presque spectrale.
Nombre des personnes photographiées n’ont jamais été identifiées. La tentative de retrouver leur identité se heurte à des images qui semblent apparaître et disparaître sous le regard.
La série entière a ensuite été perdue lors d’un déménagement et ne subsiste aujourd’hui qu’à travers sa documentation.

